On est en mer pour quelques jours, on a décidé de tailler la route rapidement, et donc on saute par-dessus le Guatemala, le Salvador, le Nicaragua pour atterrir directement au Costa Rica … je suis stupéfaite de voir autant d’incendies tout le long de ces côtes. naturels ? réac et dans l’opposition ? raz le bol de peuples sans moyens ? on ne le saura pas.

 

15 décembre, en mer

On est partis … avec toutes les cartes en main … !

Hervé a eu la délicieuse idée d’égarer son portefeuille dimanche, avec un départ prévu lundi matin …

Ça nous a valu quelques montées d’adrénaline, nombreuses interrogations, sueurs froides, lâcher prise, confiance, et gratitude.

Il ne sait pas comment, son larfouille a quitté sa poche dans le taxi « retour au port », lequel a été retrouvé à 10km de là par terre au bord de la route, récupéré par un homme qui partait pour quelques jours loin d’ici et revenait seulement mercredi …

Ce même homme a confié le portefeuille au chauffeur de son taxi qui revenait quelques heures plus tard à Tapachula, où on est allé le récupérer … autant dire qu’on a eu l’immense chance de tomber sur des hommes honnêtes et vertueux, sauf celui qui a pris tout le cash et jeté le larfouille par la fenêtre de son tax …

 

16 décembre, en mer

Le paysage change, on a quitté le pays des cactus et nous voilà au milieu des volcans.

Conditions maritimes : on alterne entre bords sous spi et moteur … mer correcte.

On observe pas mal de tortues, chacune nageant de son côté, on pourrait presque jouer au billard. Quelques oiseaux aussi, quelques dauphins qui viennent jouer devant l’étrave. Si on ralentit pour mieux les observer, alors ils s’en vont. On accélère et ils reprennent la course, les pirouettes, les frôlages de coque, les zigzags en puissance devant Myriades, c’est fascinant d’assister à ces ballets si fluides, cette aisance et cette agilité qui sont les leurs.

17 décembre, en mer

Vent de face, mer de face, courant de face …

Alternance entre voile et moteur, avec l’étrave qui s’enfonce dans l’eau à chaque vague, petite ou moins petite, c’est un rythme moins agréable que quand le vent nous pousse …

On arrive quand-même à monter le spi !

 

18 décembre, en mer

On espère arriver en fin de journée, mais … mais le vent se lève, de face, la mer est courte, le bateau peine à trouver sa vitesse, les vagues ne cessent de l’arrêter. On plante toutes les 2 minutes, on reprend notre élan, ça repart, et ça replante. On tire des bords pas loin du carré, on n’avance pas. Pas d’abri à la côte (pas d’abricotier, haha), pas d’abri en mer, le vent souffle à la bonne force mais pas depuis le bon angle pour notre route … Promis, on avance à peine au même rythme que vous à pieds à terre …
On est dans le couloir du Papagayo, un endroit où les vents de la mer des Caraïbes s’engouffrent sur les terres nicaraguayennes pour se déverser sur le Pacifique, un endroit qui est souvent en vert et en rouge sur les cartes météo, rarement dans le bleu. On confirme. La journée est longue, la côte défile mètre après mètre, mais on avance.

 

 

19 décembre, Playas del Coco, Costa Rica

89 heures de navigation, dont 46 au moteur, un paquet le nez dans le vent avec un bateau très remuant, c’était pas la meilleure nav de l’année … dans ces conditions, je ne peux rien faire hormis regarder la mer et laisser le temps passer, autant dire que c’est long. Bref, on est arrivés à 3h du mat dans une baie bien protégée, Baya del Coco. Plein de bateaux au mouillage, pangas, barques de pêcheurs, bateaux de plongée, surtout des bateaux locaux, pas de touristes comme nous.

Après un petit somme, nous voilà prêts à débarquer pour les formalités. Mais … voilà-t-il pas qu’un nouveau problème se pointe : le moteur de l’annexe ne démarre pas. Hervé essaie tout ce qu’il peut, et pendant ce temps je vais en paddle voir le bateau voisin où couple âgé et un gars du coin sont en train de bricoler. Bien m’en prend (enfin, au final j’en sais rien), je tombe sur Santo qui vient voir le moteur, et nous trouve un copain mécano pour essayer d’établir un pronostic … et puis Santo nous emmène à terre, en nous couvrant de « t’inquiète pas mon ami, ne te préoccupes pas de ça mon ami, je suis là pour t’aider, on va trouver une solution, no te preoccupe, no te preoccupe, tu verras plus tard combien tu me paieras, on s’arrangera … » no te preoccupe … Tu parles, Charles !

Donc on part à la Capitainerie, qui nous envoie d’abord à l’Immigration (500 mètres, ça va) et puis après, les douanes. Mais ça c’est à Liberia, 25 km, 1h30 de bus local. Le bus local, tu paies 2 dollars pour aller à l’aéroport (où se trouvent les douanes), tu t’arrêtes à tous les bus-stops, tu passes tous les dos d’âne au pas, tu évites tous les nids de poule (et il y en a plein !), tu serres les fesses très fort quand un gars double en face de toi à 20 mètres, tu sues comme tout le monde malgré les fenêtres grandes ouvertes et les rideaux vaguement accrochés à des cordages, tu essaies de comprendre comment ça fonctionne puisqu’il y a des arrêts de bus et plein d’endroits où il n’y a rien non plus et où le bus s’arrête quand-même … c’est local c’est sympa c’est joyeux c’est carrément moins sérieux et austère qu’en Europe … !!

Donc douanes pour obtenir notre Permis d’Importation Temporaire pour le bateau, et puis retour en bus pardi, volver a la capitanaria ! Mais bien sûr, elle est fermée quand on arrive, donc on doit attendre lundi … pfffffff. On en profite pour faire le tour des magasins du coin pour voir où faire les prochains appros …

Weekend partagé entre fête locale et visite « Disney Land » du Costa Rica. La fête : La Parada de la Luz (fête de la Lumière) qui commence vers 18h. Défilé de nombreux groupes de musique, qui jouent un joyeux bordel, un mélange de musique locale et de « merry christmas » avec force de tambours, grosses caisses, cylindres en tout genre permettant de faire du bruit (des guiros), xylophones portables en forme de harpe (des liras), maracas, trompettes et autre vents musicaux. Il y a ceux.celles qui jouent, et ceux.celles qui dansent, avec jupes colorées ou collants serrés, c’est une joyeuse cacophonie plutôt assourdissante, on a flirté avec les 95 décibels toute la soirée, haha ! Retour au bateau où on a été bercés toute la nuit par les percu et puis après par les orchestres qui ont chanté jusqu’au petit matin.

Visite « Disney Land » ?? un poil … on est monté dans un minibus avec une famille pour aller visiter un peu l’arrière-pays, au pied des volcans. Au programme : une belle chute naturelle avec bain à 23 degrés (c’est frais par rapport aux 27-28 de l’océan), quelques singes hurleurs (on pensait voir des singes à tête blanche, et on a vu des singes à c……. blanches), un massage, un repas local, une marche en forêt (tu parles, on a fait le tour d’un bosquet en 40 minutes) et puis bain de boue et bain chaud. On a pu observer quelques paresseux, des aïs (et non pas des aulx) et en apprendre un peu sur eux : ils dorment 20h sur 24, vivent dans les arbres tout le temps, descendent à terre une fois par semaine pour faire caca, et leur ennemi est le boa. On a vu en fait des boules de poils ou de foin séché, et leur « main » composée de 3 longs ongles (ou 2 selon les espèces) mais on n’a pas vu leur bobine. On a vu aussi (faut les chercher longtemps tellement elles sont petites et bien camouflées) des grenouilles ! Une belle verte avec le bout des pattes rouges, au moins 5 centimètres de long, et puis une ou deux « blue jeans » le corps à moitié rouge vif en haut, et en blue jeans en bas. 1 cm et demi celle-ci, faut vraiment vouloir la voir !! Attention, la blue-jean est venimeuse …

Sinon on n’a pas fait grand-chose sinon cherché à remplacer le moteur de l’annexe, à finaliser les formalités pour obtenir notre permis de navigation dans les eaux costaricaines, faire du bateau taxi entre Myriades et la plage en se faisant allumer sur les trajets au passage, … tout prend du temps ! « Pura Vida » disent-ils, comme les paresseux qui sont les icônes de ce pays, symbolisant la philosophie de la lenteur et du calme.

A noter dans ces démarches pour trouver un nouveau moteur pour l’annexe, l’atelier du mécano pour établir son pronostic : il est arrivé à la plage avec un carton sous le bras avec ses 2-3 pinces et son rouleau de sopalin. Il a démonté ce qu’il fallait démonter sur place, les pieds dans le sable, et il est reparti avec le moteur pour tenter de le réparer à l’atelier.

L’atelier, on y est allé pour confirmer l’achat du remplaçant : le mécano, sa femme (qui valide les décisions de son mari, tout en jouant sur son téléphone), sa fille à la caisse, heureuse de compter les x billets de cent dollars, et deux gars avachis dans leur fauteuil, mangeant des chips, attentifs à leur écran de cellulaire. L’un en train de discuter avec ses potes, l’autre faisant défiler les profils de jolies nanas tout en matant une série … On se dit que l’achat de notre moteur fait vivre plein de monde …

23 décembre : Noel avant l’heure, on reçoit aujourd’hui le nouveau moteur !! on pourra enfin bouger dès demain matin, vers le « plus au sud ».

24 et 25 décembre, joyeux Noel !!! On passe ces moments bien sympas dans les environs de Playa Flamingo avec Nic et Nath, deux p’tits suisses amoureux du Costa Rica en vacances dans le coin.  On partage avec eux nos plaisirs nautiques, on leur fait (re)découvrir les joies simples d’un bain, d’un tour en paddle, d’une balade en snorkeling, on prend l’apéro au soleil couchant en écoutant Daft Punk, un joyeux moment.

Vendredi 26 décembre : En route pour Manuel Antonio, un parc national situé à 130 Nm au sud de Playa Flamingo, où on espère pouvoir observer d’un peu plus près la nature costaricienne …

Avec une nuit en mer prévue, on a bien profité de jolis airs en début de parcours. Et depuis quelques heures c’est la risée Volvo qui nous fait avancer. 3 petites bonites ont fait siffler les lignes, mais on les a relâchées, trop petites !

Arrivée vers 11h dans une petite crique sympa et toute jolie, bucolique, quelques bouées de ci de là, personne au mouillage, du monde déjà plein la plage. L’eau nous tend les bras, m’appelle très fort après cette nuit moite et humide, plouf m’y voilà immergée ; un peu de fraicheur !! Bonheur !! mais frais, pas tant que ça, elle est quand-même à 28 … La végétation tout autour est réjouissante, exubérante, prolifique, pleine de ces arbres qui sont les hôtes de tout un tas d’envahisseurs : fougères, orchidées, mousses en tout genre.

On tente par tous les moyens de trouver une entrée dans le parc national, mais c’est peine perdue. Et le p’tit loulou qui assure normalement le bateau-taxi n’est en plus pas dispo, donc … donc on se remet en route rapidement le dimanche matin tôt. Un peu frustrés, oui, mais voilà, c’est comme ça.

Dimanche 28, arrivée à Bahia Drake en milieu d’aprèm après quelques heures de spi, puis de voile, et finalement de moteur (ah bah, ça faisait longtemps !!). On essaie encore une fois de contacter une guide locale pour aller visiter le Parc National du Corcovado, mais on fait encore et toujours chou blanc. On est en période de tourisme intense, et le nombre de visiteurs est limité dans chacun des parcs. Manuel Antonio c’était 2000 par jour, ici, au Corcovado, c’est 60 visiteurs par jour, pour protéger le lieu et ses habitants. Si tu ne réserves pas des semaines à l’avance, c’est foutu. Et comme on ne peut pas faire des croix fixes dans nos agendas, b’en voilà.

Du coup, on se balade dans le village, on visite les alentours proches. Rues de terre et cailloux, maisons de tôle, terrasses de resto perchées sur des pilotis puisque le terrain est en pente et que tout le monde veut voir la mer, nature luxuriante et tropicale, tout pousse partout sans peine. Eau de pluie et soleil sont là en permanence, et en profitent des arbres à palmes dans tous les sens, de toutes les formes, de toutes les tonalités du vert au gris, des grands manguiers qui pointent leurs premières fleurs, des arbres à liane, des feuillus, des plus gras, des légers très aériens, des tout souples comme des silhouettes de danseurs, des troncs lisses et des troncs velus, du vert du vert du vert partout. Peu de fleurs à cette saison, mais quelques hibiscus, gingembres, oiseaux du paradis, jacarandas, acajou, chêne soyeux, caoutchouc, … je trouve une grande similitude entre cette végétation et celle qu’on a pu apprécier dans l’archipel de Hawaï et aussi aux Marquises. Quel bonheur de marcher dans la nature, sur un terrain en pente, de faire bouger nos gambettes pour quelques mètres !

En revenant au bateau en annexe à la tombée de la nuit, ma casquette part à l’eau, avec mes lunettes … lunettes de vue & soleil … merde merde merde merde !! ça, c’était LE truc à ne pas perdre … ! On pose l’ancre là où on pense qu’elles sont tombées, on y accroche une mini-bouée et on se dit qu’on reviendra voir demain matin. Par acquis de conscience, Hervé retourne remplacer l’ancre par un plomb et une boite flottante qu’on peut accepter de perdre et revient juste avant que la nuit ne recouvre tout le paysage.

Lundi matin (29 décembre), on part juste avant la marée haute pour remonter la rivière en annexe, et s’immerger dans la jungle. Dans les bruits, les odeurs, les couleurs, cette atmosphère tellement particulière, quand tu te laisses glisser sur l’eau les yeux rivés au ciel, et que tu te laisses happer par tout cet univers insolite, extraordinaire. Notre remontée est saluée toutes les 2-3 minutes par un nuage sonore intense de tout un tas d’insectes qui stridulent en chœur, en traduction « humaine » on imagine un message du genre « planquez-vous ils arrivent ». C’est assez fou, assez fort au niveau sonore. Et tout à coup, ils s’arrêtent. Et d’autres reprennent quelques minutes plus tard. Et puis les cris si reconnaissables des grands aras qu’on voit voler en couple, et de tout un tas d’oiseaux qu’on ne connait pas. On guette les singes, mais on ne les voit pas.
Un magnifique cadeau qui descend la rivière à notre rencontre : un Morpho bleu ! Le papillon emblématique du Costa Rica. La puissance de ses ailes nous éblouit et nous captive, les éclairs turquoise qui illuminent toute la végétation ajoute à la féerie du lieu. Il suspend l’instant. Pour beaucoup d’habitants, c’est un messager du monde des esprits, un signe de transformation, de renouveau et d’espoir. Certains disent que croiser un Morpho bleu est un présage de changement positif imminent, ou la protection d’un être cher disparu … on vous dira ce qu’il en est dans quelques temps, haha !

Après la rivière, on part à pied pour quelques petits kilomètres sur un sentier le long de la rive, dans la forêt. On crapahute, se régalant de cette nature. On a la chance de pouvoir observer deux couples de aras sur notre chemin, de croiser le vol là-haut de deux toucans, on traverse quelques petits ponts, on longe quelques plages de sable fin, on croise une espèce d’iguane à crête, … on s’arrête pour boire un jus avant de retourner sur nos pas, et là, dans cette mini cahute où on te sert quelque chose de frais, il y a une petite plateforme sur laquelle sont posés quelques fruits frais, au milieu des arbres. Bonheur de voir différents oiseaux aux magnifiques plumages venir s’y restaurer, et nous offrir leurs couleurs volantes : plumage noir troué de rouge vif, robe toute douce dans les tons beige et bleu ciel, des gorges jaunes et des ventres orange soyeux, des verts et des bruns, tous ont des petits becs droits. Contrairement aux toucans (qu’on ne voit pas) qui sont affublées d’un bec … tellement improbable, si grand, si long, si lourd ( ?) si mal foutu pour manger … et celui des aras qui ressemble au plus puissant des sécateurs !

Comble de plaisir : sur le chemin du retour, on croise une bande de petits singes noirs à poitrail blanc crème, qui se chamaillent dans les branchages, ce sont les capucins. On les observe un moment à s’épouiller, se câliner, se courser, là-haut dans leur royaume, où personne ne vient les enquiquiner ..

Finalement, on aura eu un joli aperçu de la faune et de la flore locales, malgré l’absence de guides et l’impossibilité de pouvoir entre dans le parc du Corcovado …

Retour au bateau en faisant un détour là où on a laissé notre plomb et notre boite flottante pour retrouver mes lunettes … peine perdue ! plus rien ! illusoire de retrouver quoi que ce soit dans cette eau chargée, sable noir, avec foule de bateaux qui vont qui viennent à toute berzingue, … merde !

Mardi 30 on arrive à Golfito où on amarre le bateau à Banana Bay Marina en fin de journée. Plaisir de trouver un ponton auquel on peut se lier, de l’eau douce pour rincer Myriades, la possibilité d’aller et venir sans annexe, et puis … un très bon resto pour notre repas du soir !! En prime : un coucher de soleil absolument magnifique, qui mêle l’orange intense du soleil rougeoyant aux gris acier fondu et vert canard de l’eau, c’est splendide. Cette lumière de fin de journée illumine la façade jaune banane de la marina, c’est crobeau ! Derrière la marina, la route principale, bordée de petites maisons de couleur, en bois avec toit de taule, balcons blanchis, petits carreaux, bananiers et autres fruitiers dans les jardins, et en arrière, la forêt qui s’élance haut. Avec ses grands arbres, ses rochers abruptes, sa végétation qui grimpe vers le ciel …

Mercredi 31 décembre, on fait les formalités de sortie pendant la matinée, on part à 8h et on termine à midi … Immigration pour faire tamponner nos passeports, douanes pour faire annuler notre permis d’importation temporaire, capitainerie du port pour annoncer notre départ du lendemain, passage par la banque pour payer notre dû, puis retour à la capitainerie avec le reçu de nos 20 dollars déposés sur le compte de Golfito, … eh oui, 4 heures. Heureusement on a les vélos pour nous faciliter la vie.
Aprèm à faire les courses pour compléter nos appros, entre deux averses, et puis on termine l’année à bord, avec céviche et tartare de thon préparés par le resto de la marina. On se dit bonne nuit en 2025, on se réveille de bonne heure en 2026, sans avoir veillé jusqu’aux traditionnels coups de minuit. Y’a pas de clocher d’église auquel se référer dans le coin, ni de fiesta organisée.

Le matin tôt par ici, on entend les aras qui se mettent en route, qui s’accordent sur le prochain arbre surlequel aller petit-déjeuner ou se lustrer les plumes, et puis on entend aussi les singes hurleurs … c’est assez horrible comme manière de communiquer entre animaux. On croirait des cris venant d’outre-tombe, ça fait froid dans le dos !! Je n’aimerais pas me retrouver en pleine jungle et entendre ces cris-là …

Allez, on vous laisse, on quitte le Costa Rica et surtout on vous embrasse du fond du coeur, en vous souhaitant le meilleur pour cette Happy New Yeur !!

One comment

  1. Bahia Drake, Golfito, je vous envie, que de beaux souvenirs qui remontent à bien longtemps.
    Merci pour les photos des aras! Heureusement que les singes hurleurs ne montent pas au mât.

    bises à vous deux

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *