Arrivée à Rio Grande do Sul (dernière étape brésilienne) le 12 juin, après avoir remonté 15 km de chenal à l’intérieur des terres, longeant cargos et portes-containers, tankers et gaziers, navires battant pavillons venus du monde entier … (japonais, hollandais …) pour venir participer à la globalisation en avalant dans leurs calles des millions de mètres cubes de bois brésilien (ça fait mal aux yeux de voir ces montagnes de troncs étendus, prêts à être embarqués), de céréales brésiliennes, et d’autres produits issus de l’agriculture intensive, pour aller les débarquer dans d’autres ports après 1 à 2 mois de mer.

On arrive dans une petite ville laissée là, un peu hors du temps, qui donne l’impression de s’être composée au fil des décennies, mêlant tous les styles, sujette à toutes les influences architecturales, sans réelle réflexion sur le devenir de la cité … par ici un reste de colonialisme, par-là les maisons faites de brique et de broc, au bout de la rue des façades aux azulejos cachés par les plantes sauvages et les fils électriques non moins sauvages, une espèce de ville sans charme particulier, sans grands immeubles, tout est presque à un seul niveau, voire deux.

– Parenthèse « philo » – c’est dans ce genre de moment que je réalise aussi à quel point on est « décalés » en débarquant avec Myriades dans ces endroits … on est encore complètement pétris de notre culture européenne, faisant référence à notre bagage culturel, à notre héritage sociétal, nos envies notre regard nos exigences, nos goûts nos réflexions, nous ramenons encore trop tout à l’aune de notre esprit de nantis, réalisant que le monde au-delà de nos frontières n’a pas eu la chance de profiter de l’évolution qui a été celle de nos pays … c’est pas nouveau ce sentiment, mais je n’ai pas encore réussi à m’en débarrasser totalement pour accueillir le monde avec un regard objectif, neuf, sans le satané « mètre étalon » de la comparaison collé au fond de la rétine …– Fin de la parenthèse –

L’activité principale ici est liée au transport maritime, et la ville s’étend le long des côtes de la lagune (eau douce ? eau salée ? eau brune et sale en tout cas) où viennent se coller les bateaux pêcheurs locaux, pour un moment de repos le long des quais, de réparation, de remise en ordre, et puis hop ça repart en mer. Ils sont assez petits leurs bateaux de pêche, pour imaginer qu’ils restent à 4-5 bonhommes là-dessus-dedans pendant plusieurs jours, le temps de remplir les cales de poisson local … Souvent plus petits que Myriades, et dans un autre état aussi.

Nos découvertes à Rio Grande ? nos premiers potes aquatiques plus gros que nous (et plus gras aussi), l’art du Maté, ou plutôt l’incroyable coutume à laquelle tout le monde est attaché : siroter en permanence une infusion de feuilles (herbes variées de la pampa, appelée le Maté) à l’aide de la bombilla (une paille métallique et filtrante) plantée dans une calebasse. Dès que la calebasse est vide, hop, ils font un re-fill avec l’eau chaude de leur thermos. Car oui, tout le monde se promène avec une petite calebasse à la main, la paille au bec, et le thermos sous le bras. Autres découvertes ? l’art de la régate sur une lagune qui subit d’incroyables courants ; alors quand il y a très peu d’airs, toute la tactique se base sur la connaissance des courants locaux. Super rigolo à observer. Et puis un élément qui n’est plus une découverte, mais qui nous surprend toujours et encore : l’immense gentillesse des gens que nous rencontrons ! Dans chaque port, marina, ville, magasin, où qu’on soit, on rencontre des sourires, des yeux rieurs, une générosité dans des propositions d’aide immédiate, des gens qui viennent à nous spontanément, intéressés par le bateau souvent, et ils ont tous des choses à raconter, alors on échange tant bien que mal avec nos baragouinements respectifs, on partage un petit moment et un sourire, et chacun reprend sa route.

Bon, on passe quelques jours à Rio Grande pour formaliser notre sortie du Brésil, et puis à nouveau attendre la bonne fenêtre météo, et hop, nous voilà filant sur l’Uruguay un dimanche matin de juin, le 16 très exactement à 7h45 (le jour vient de se lever…). On franchit la barre à la sortie du chenal en se demandant à quoi ça peut ressembler par un jour de grand vent et de fortes marrées … parce qu’on prend quelques marches d’escalier assez sonores … et on met cap au Sud-Ouest dans le brouillard, sous nos cirés et nos polaires, nos bonnets et nos gants, on ne verra pas le soleil de la journée, ni la lune de la nuit …

 

On a comme cible soit la Paloma, soit Punta Del Este, selon la météo et le timing. Les deux précités ont décidé que ce serait un stop à la Paloma le 17 en milieu d’après-midi, où l’entrée au port a été un poil « sportive ».

On y est arrivés avec un vent perpendiculaire à la côte (c’était bien pour l’entrée dans le port mais après c’était un peu chaud) qui affichait un bon 35 nœuds … autant vous dire que Hervé était un peu tendu à la barre, car les espaces entre digues/terre/pontons/bateaux étaient plutôt petits ; et on allait vite malgré l’absence de voiles … car avec un vent pareil, tout est bon pour qu’il s’y appuie et fasse accélérer le bateau.

Une fois à l’intérieur du port, on s’est demandé longtemps si on pourrait se mettre au ponton, car les bouées d’amarrage y sont tellement proches les unes des autres qu’on ne voyait pas comment passer entre elles. Et puis là, le vent et le bateau n’avaient pas du tout une route commune … il venait pile par le travers, nous faisant dangereusement glisser sur l’eau. Ah, j’ai oublié de vous dire que c’est un port où les fonds sont bien à … 1m50, 2m … donc pas de dérive !

Après de longues minutes de réflexions, (est-ce qu’on mouille au milieu du port ? est-ce qu’on repart ?) tentant de nous faire comprendre en espagnol et quelques rares mots d’anglais du personnel portuaire à la radio, une gentille capitaine a pris le relais de la traduction (je ne sais pas où elle était, mais merci le canal 16 qui diffuse largement et permet les communications !!) pour faire comprendre aux marineros qu’ils devaient venir écarter les bouées pour qu’on s’engouffre entre deux le plus vite possible pour ne pas glisser et s’écraser sur les bateaux voisins, mais pas trop vite non plus pour ne pas se prendre le ponton … !!!

Finalement, on s’est pris le bateau voisin (ou plutôt il s’est pris Myriades) -sans dommages- car l’aussière qui devait rejoindre les mains bien intentionnées d’une voisine de port n’a pas été lancée assez loin (ma faute), et le bout qui est quand-même arrivé dans les mains de l’équipière n’a pas été retenu … oh les filles oh les filles !! bon, il va falloir travailler les biceps là ….

Donc plus de « peur » que de mal, on a réussi à s’amarrer correctement, on a fait la connaissance de nos voisins : un couple de sud-africains qui depuis 7 ans se baladent en catamaran, et qui ont passé plus d’un an dans la Patagonie du nord, avec une moto, un chien et 3 chats à bord, un poêle qui chauffe au bois, et un grément très particulier sans bôme. Elle fabrique des savons bio et les vend au marché, ils bullent (de savon) et promènent leur chien.

Et puis on est parti à la découverte avec nos vélos, histoire de se dégourdir les jambes et de parcourir de la distance, malgré le vent.

Alors, comment dire, … La Paloma c’est le St-Trop de l’Uruguay. Paraît-il. En tout cas c’est ce qu’on lit dans tous les guides.

Là c’est l’hiver, et il n’y a personne ! Toutes les maisons individuelles sont en fait des résidences d’été, et même le centre-ville est organisé sur un étage. Aucun immeuble. Tout est fermé, on se balade dans des villages déserts et le long de plages où se pointent quelques irréductibles surfeurs.

On adore ce climat et cette ambiance, un goût de Bretagne hivernale, mélange de pins et de palmiers, mélange de terre de sable et de coquillages, habitants emmitouflés sous leurs gros pulls et leur bonnet, odeurs de feu de bois et d’embruns, …. c’est bon, on se régale ! Les nuages et la fumée des cheminées s’emmêlent, se mêlent, la brume parfois se déchire pour laisser le regard filer sur l’horizon, ça sent l’herbe coupée à plein nez, ça sent l’humidité aussi, on se réjouit de la longue liste de restaurants pour goûter à une autre cuisine, et finalement on cuisine tous les jours car il n’y a pas un seul restau ouvert. B’en oui, c’est l’hiver !

On passe quelques jours dans ce climat venté, le bateau à l’abri au port, à se balader la gueule dans les embruns, et puis par un jour plus calme, on reprend la mer direction Punta Del Este. Petite navigation de 40 miles qui sont vite parcourus, toujours à l’abri de nos cirés et de nos laines, bien que le soleil soit de la partie aussi. On est le 21 juin, premier jour de l’été en Suisse, premier jour de l’hiver ici 😊 !!!! oui oui, on sent bien la différence. D’ailleurs, on vous a suffisamment nargué avec notre soleil et la température de l’eau ces derniers mois, pour que ce soit à votre tour !! Pour info, ce matin il fait 7 degrés dehors …

Punta Del Este. Encore une ville de vacances, avec une forêt d’immeubles résidentiels qui sont occupés pendant l’été uniquement … des géants entre 15 et 25 étages, avec à leurs pieds une étendue de petites maisons à 1 ou 2 étages, selon le quartier. A nouveau, mélange de genres, mais ici c’est un peu plus à l’unisson. Et puis c’est plein de sous aussi, ça se sent. Station balnéaire préférée des bourgeois argentins, des riches brésiliens, et de quelques uruguayens.

On continue notre balade dans ce climat très breton que j’adore, on est au froid, au frais (mais au sec !), la mer vit bruyamment car la côte est pleine de rochers que l’eau vient battre. On découvre au port une petite troupe de lions de mer, qui vivent là en permanence, faisant la joie des touristes et le bonheur du pêcheur qui les a adopté, leur seul à pouvoir caresser les gros mâles. Je découvre sur la péninsule de Punta le plaisir de longues marches tout au long du bord de mer, possible sur des kilomètres.

La ville est facile à parcourir en vélo, toute plate. Structurée au cordeau, bloc par bloc, routes larges et laissant place aux vélos aussi, elle n’a pas de charme particulier elle non plus, mais on s’y retrouve très facilement. La météo n’étant pas favorable à la poursuite de notre route, on y est bloqués depuis … le 21 juin, soit deux semaines !!! Ici c’est l’Armada qui décide si on peut prendre la mer ou pas. En l’occurrence, à partir de 20 nœuds, on a le droit de naviguer seulement dans la baie de Punta Del Este, mais pas plus loin. A partir de 22 nœuds, ils ferment le port. Pas le droit de sortir. Y compris les pêcheurs (les pauvres, ça fait plus d’une semaine qu’ils sont coincés là, comment font-ils ?). Bizarre quand-même comme pratique dans un pays où il y a souvent tellement de vent … Est-ce dû à la mer ? comme le Rio de la Plata est très peu profond, le vent lève facilement une mer très courte et plutôt dangereuse ? … possible …

Donc première semaine dans le coin, sans visibilité à long terme pour la météo, on en profite pour aller passer 3 jours à Montevideo, la capitale (j’y reviendrai). Et c’est là qu’au retour, alors qu’on s’apprête à prendre la mer, que l’Armada nous déclare gentiment que le port est fermé …

Donc deuxième semaine à Punta Del Este, coincés là, du coup on en profite pour préparer l’hivernage du bateau et le retour sur la Suisse.

On sillonne la ville à la recherche d’isolants pour le sol (notre choix se porte finalement sur des plaques de liège, plutôt que de la moquette), de liquide de refroidissement, d’huile pour le moteur, de plaques de plexi-glace à découper pour créer un double vitrage à tous nos hublots (il y en a un paquet … 17 au total, de formes très variées), de mousse pour faire les joints, de matériel varié pour équiper encore le bateau, faire les comparatifs des prix car l’Uruguay est aussi un pays hyper-taxé, …

 

Et la petite virée à Montevideo ? très chouette !!

Je demande à Hervé ce qu’il a envie de vous raconter de cette ville, et sa réponse fuse : 3 jours max, et LE MARCHé les ASADOS !!!

On a choisi de ne pas faire tous les musées (y’en a plein), on a choisi de flâner et de se laisser porter, on a super bien choisi la météo (grand ciel bleu pendant 2 jours pleins), on a choisi de faire comme Hervé en avait envie parce que c’était son anniversaire. Alors on a mangé, bien mangé, et on s’est bien baladé. On a super bien dormi dans une immmmmmmmense chambre avec des murs looooin du lit, un plafond looooooin du lit, des fenêtres graaaaaaandes et ouvertes sur les toits de la ville, avec une baignoire et de l’eau chaude à profusion pour prendre un loooooong bain en bouquinant, avec des radiateurs sur lesquels réchauffer les serviettes de bain, avec un petit déjeuner super gourmand, bref, les joies simples de la vie à terre 😊.

Deux visites dans des musées à la découverte de l’art local, à la découverte du travail de Joaquin Torres Garcia, artiste Uruguayen réputé, et puis à la découverte de lieux sympas aussi.

Le lieu préféré de Hervé : l’ancien marché converti en halle aux « Asados », c’est-à-dire aux « barbecues ». Ici un asado c’est un morceau précis du bœuf, et c’est aussi la manière de faire cuire la viande : le fameux bbq. Et dans ce marché, une dizaine d’enseignes sont présentes, présentant leur viande et leurs grills à tous les passants, qui peuvent s’attabler et s’envoyer gaiement une belle tranche de bœuf ! La plus petite portion ? 250 grammes … Taille normale ? entre 350 et 400 grammes … Le tout servi dans les fumeroles et les odeurs de viande grillée, avec un brouhaha constant, mêlant rires et conversations à voix fortes, commandes des serveurs et les tchins des verres les uns contre les autres, …

La ville est immense, enfin immense, seulement 2 millions d’habitants, mais sur peu de niveaux (seul le centre-ville est en grands immeubles, pour le reste c’est comme partout, maisons de 1 à 3 étages max) donc très étendue. Une très longue rambla, coincée entre l’océan et l’autoroute (pourquoi donc ??? pourquoi n’ont-ils pas détournés la circulation pour en faire un endroit de balade agréable ???), un bord de mer brune (on réalise que dans tout le Rio de la Plata, l’eau est brune, ocre, beige. Partout, partout, partout. Ca fait des semaines et des semaines qu’on n’a pas vu d’eau bleue !!!).

Pas de découvertes majeures à Montevideo, mais de quoi se régaler les yeux quand-même et se laisser joliment surprendre … une espèce de Palace (Palacio Salvo) qui n’a jamais été un hôtel, mi-gratte-ciel mi-pièce montée, les vieux quartiers où il fait bon flâner dans les rues piétonnes, le mausolée du Général Artigas, la cathédrale très sobre et lumineuse, et … les bonnes tables pour bien finir la journée. Avec un restaurant où le PAIN était tellement tellement bon, que je n’avais qu’une envie : y retourner encore et encore pour déguster une simple tranche de pain de campagne !! – soit dit en passant, ce qui nous manque le plus depuis qu’on est en Amérique du Sud, ce sont les gourmandises et les bonnes choses à manger, simples et de qualité : un bon fromage, un bon pain, des tomates mûres, une burrata avec un basilic odorant, Hervé rajoute une bonne fondue et une saucisse aux choux 😊 haha, … on mange de délicieux fruits exotiques, mais pour le reste … –

Mais à part ça, que dire de l’Uruguay ?

Les gens y parlent beaucoup plus l’anglais qu’au Brésil, c’est super agréable. Ils sont adorables, aidant, nous accueille toujours en riant de notre accent (même si mon espagnol se remet en route), bons commerçants et de bonne volonté.

Le climat y est frais, et le climat politique a permis l’essor de nombreuses petites entreprises, ce qui fait que la répartition des richesses ici semble un peu plus équitable. Chacun semble pouvoir vivre correctement, la misère ne court pas les rues comme chez le grand frère voisin. Pays social et démocratique dont la structure a été fortement inspirée des modèles suisses, les gens bossent et l’assurance chômage y est garantie dès 1942 ! oups, mon passé professionnel me rattrape, mais je trouve ça assez spectaculaire, de même que le mariage pour tous en 2013. Quand on lit les slogans des différents partis politiques, je me dis que nos dirigeants pourraient s’en inspirer … trois valeurs fondamentales y sont prônées :  gérer correctement, travailler bien, rester intègre … Ca fait réfléchir.

En dehors des villes, il n’y a rien, que la pampa. Des hectares et de hectares de terre plate, verdoyante, cultivée ou utilisée pour la pâture des bovins, des forêts de pins se mêlant à d’autres essences plus exotiques, et puis oui, parfois un peu de vigne. Les vignerons y cultivent le tannat, le merlot, la syrah et le cabernet sauvignon, principalement. Pas mal de vins fins ont émergé ces dernières décennies avec les nouvelles générations, les deux domaines qu’on a visités exportent entre 60 et 90% de leur production !!

Je ne sais pas si le climat veut ça aussi, mais il y a pas mal de street art dans les coins où on se balade. Avec de jolies fresques en ville, ou sur les murs des entrepôts dans les ports commerciaux.

Voilà pour quelques nouvelles et j’arrête là, car ça commence à grincer … entre patience et impatience, la limite est ténue …

  • ça fait 8 jours qu’on est coincés au port de Punta Del Este car port fermé (trop de vent et mer dangereuse) …
  • on doit encore aller demain à Piriapolis (3 heures de navigation ce n’est pas long, mais le port est … fermé !) …
  • la grue pour sortir le bateau est cassée … eh oui ! ils viennent de recevoir les pièces à changer, mais comme il y a trop de vent, ils ne peuvent pas faire les travaux …
  • le grutier ne travaille évidemment pas le samedi ni le dimanche (le vent se calme enfin ce weekend)
  • normalement elle sera réparée lundi (mais ça fait plus d’une semaine qu’ils nous disent “oui oui, dans 2-3 jours”) et on ne sait pas à quelle heure …
  • il faut bien 2 heures pour sortir le bateau de l’eau …
  • il fait nuit à 17h … bon d’acc, 17h45, j’exagère …
  • une fois le bateau sorti, il faut lui purger tous les moteurs …

Et …. Et …

Notre avion décolle mardi à 13h, à une heure de route du port, plus les 2 heures d’anticipation à l’aéroport … !!!

…. ça se passe un peu de commentaires, non ?

donc timing plus que serrrrrrré qui fait qu’on ne saura pas avant lundi soir si on pourra s’envoler mardi ….

Voilà pour un petit tour, on ira se balader du côté de Colonia de Sacramento en septembre, et on continuera les visites uruguayennes entre deux opérations « maintenance du bateau » après nos vacances d’été … Bisous à tous les AmiFamis, vous tous qu’on aime, et à tout bientôt !!!

3 comments

  1. Merci pour ce récit à la veille de votre retour à LA civilisation, celle des familles, des amis et des diverses régalades (mot typiquement Prénat!) J’espère qu’on aura l’occasions de vous voir et de vous raconter un peu de ce que nous avons vécu entretemps! Nous avons survécu à la canicule, bien présente pendant THE mariage!
    Plein de bises.
    Claude

  2. Merci à nouveau pour ta belle plume Mélanie . Et toutes ces photos !!! no comment. Indispensable illustration. Bravo. Croisons les doigts pour votre retour demain. Bises à vous 2

  3. Super reportage Bravo Melanie 👍 vous espère bien rentré et en pleine forme 😀

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